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Dual Monarchs PDF Print E-mail
Dual Monarchs:  2010 Kings of Bridge: Tom Walsh, Saskatoon and Adam Grossack

by Jan Anderson

Each year, the ACBL and the ACBL Educational Foundation  pick one graduating high school senior for the title of King (or Queen) of Bridge to recognize not only outstanding tournament performances but also skill in promoting and organizing bridge. In 2010, however, two young players have been selected for the honour. Tom Walsh, 18, of Saskatoon SK and Adam Grossack, 18, of Newton MA, will share the King of Bridge title, an event that has happened only once before in the history of the honour (in 1981).

Walsh’s friendly, positive demeanour earned him the Sportsmanship Award at the first Youth North American Bridge Championship held in Atlanta in the summer of 2008. At the 2009 Youth NABC in Washington DC, Walsh was selected as a Youth Ambassador to help promote the game, especially to younger players.

I recently had an interview with Tom.

How old were you when you learned to play?

    I was in grade 8

What drew you to learn Bridge?
   Every year my mother and I would go down to Ontario to go camping with relatives.  We always have bad luck when we go down there, whether it be landing when Air France crashed, car troubles, etc.  However, in grade 7 when we went down, we were there for the blackout.  Now we were stuck in Toronto before going camping but there were only 3 people to play bridge.  You guessed it, they made me play.  I hated it (had no clue what I was doing), but they wouldn't let me leave the table.  When we got to the campground, the evening had a subdued tone, so I thought I'll kill time and play some bridge.  Well, my uncle who was taught by "Life Masters" was so cocky and arrogant (also a terrible bridge player) and said I was too terrible to play.  That comment ticked me off just enough to take Friday mornings off from school and take lessons o that I could show him up. The rest is history.

Did your parents play?
   My mother is an avid bridge player; she was instrumental in me staying with the game.

Why do you still play?

  I still play bridge because it is gratifying and no matter how good you are there is always something to learn (at the bridge table and away from it).  The game is a major factor in who I am as a person today.

What is your best bridge memory?
   My mother and I went down to Regina for my first regional with two other close friends.  I believe my mother and I had a combined point count of 50 or so points.  We enter into the top bracket compact KO and played Kenny Gee, Earl Knipfle, Cam Doner and Hanna Moon in the Semis and crushed them.  (but at that point I didn't realize games weren't to be bid on combined 20 counts).  Don't ask what happened in the finals :)

What do you look for in a partner and/or teammates?
   I never used to understand why a good temperament was so important at the bridge table,  I never used to have a good one.  But then I realized how much that impacts your partner's and your own game.  Without a good temperament we will never be able to excel, because we are not willing to admit our faults.

How did you balance bridge-school-dating- other activities?
   I tried to get involved as much as possible with school.  I became the senior watch (co-class president), sports, etc, and that allowed for a balance.  In all honesty though, it can be tough to balance other things and sometimes it is impossible.  When you find something you have a knack for, you want to invest as much time as possible in trying to hone your skills and we do not realize the other things that we are giving up.  What I had to do was step back and try to see what bridge really had to offer me outside of the club.  That certainly put a perspective on things and makes you more aware of what else life has to offer.

Words of advice to young players?
   Take criticism well!  No one is out to just make fun of you, they are just trying to help.  I know that I can be caught taking criticism poorly.  However, the constructive criticism that you are receiving is invaluable and should be taken in the best way possible. When you hit a slump don't give up, look at your problems with a critical eye.

Any other thoughts?
  Bridge is a game, try to find a way to enjoy it.



Double Monarchie: les Rois du Bridge 2010, Tom Walsh de Saskatoon et Adam Grossack

par Jan Anderson


À chaque année, l’ACBL et la Fondation Éducative de l’ACBL choisissent un finissant du secondaire pour porter le titre de Roi (ou Reine) du Bridge, reconnaissant ainsi non seulement les performances exceptionnelles en tournoi, mais aussi le talent pour la promotion et l’organisation du bridge. En 2010, cependant, deux jeunes joueurs ont été choisis pour cet honneur. Tom Walsh, 18 ans, de Saskatoon SK et Adam Grossack, 18 ans, de Newton MA, partageront le titre de Roi du Bridge, une situation qui ne s’est produite qu’une seule fois auparavant dans l’histoire de cette distinction (en 1981).
Le comportement cordial et positif de Walsh lui a mérité le Prix d’Esprit Sportif, lors des premiers Championnats Nord-américains de Bridge pour Jeunes, tenus à Atlanta à l’été 2008. Au NABC Jeunes 2009 à Washington, D.C., Walsh a été choisi Ambassadeur des Jeunes pour aider à la promotion du jeu, surtout auprès des joueurs plus jeunes.
J’ai récemment eu une entrevue avec Tom.

Quel âge avais-tu lorsque tu as appris à jouer?
J’étais en huitième année.

Qu’est-ce qui t’as attiré vers le bridge?
À tous les ans, ma mère et moi descendions en Ontario pour camper avec des membres de la famille. On était toujours malchanceux dans ces voyages, que ce soit prendre l’avion au moment où celui d’Air France s’écrasait, avoir des problèmes de voiture, etc. Quand j’étais en septième année, on s’est rendu là pendant la grande panne électrique. Alors, avant de pouvoir se rendre au camping, on était pris à Toronto et il n’y avait que trois personnes pour jouer au bridge. Vous l’avez deviné, ils m’ont forcé à jouer. J’ai détesté ça (je n’avais aucune idée de ce que je faisais) mais les autres refusaient de me laisser quitter la table de jeu. Lorsqu’on est arrivé au camping, la soirée était plutôt tranquille, alors j’ai pensé tuer le temps en jouant au bridge. Eh bien! Mon oncle, qui avait appris à jouer auprès de « Maîtres à Vie », était tellement suffisant et arrogant (il était aussi un très mauvais joueur de bridge) qu’il m’a dit que j’étais trop mauvais pour jouer. Ce commentaire m’a mis en rogne, juste assez pour que je prenne congé de l’école les vendredis matins et que je suive des cours, histoire d’être capable de l’embêter. Le reste est de l’histoire ancienne.

Est-ce que tes parents jouaient au bridge?
Ma mère est une ardente joueuse de bridge; elle a contribué à ce que je continue à jouer.

Pourquoi joues-tu encore?
Je joue encore au bridge parce que c’est très gratifiant et que, peu importe ton niveau à ce jeu, il y a toujours quelque chose à apprendre (à la table de bridge et à l’extérieur). Ce jeu est un facteur important dans ce que je suis devenu aujourd’hui.

Quel est ton plus beau souvenir de bridge?
Ma mère et moi sommes allés à Regina pour mon premier tournoi régional, avec deux amis proches. Je crois que ma mère et moi avions ensemble un total d’à peu près 50 points. Nous nous sommes inscrits dans le groupe supérieur du Knock Out Compact et avons joué contre Kenny Gee, Earl Knipfle, Cam Doner et Hanna Moon dans les semi-finales; nous les avons écrasés (mais à cette époque je n’avais pas encore compris qu’on ne demandait pas une manche avec un total combiné de 20 points). Ne me demandez pas ce qui s’est passé en finale :)

Que recherches-tu chez un partenaire et/ou des coéquipiers?
Je n’avais jamais compris pourquoi avoir bon caractère était si important à la table de bridge, parce que je ne l’avais pas moi-même. Mais à un moment donné, j’ai réalisé à quel point cela affecte votre jeu et celui de votre partenaire. Sans un bon caractère, on ne deviendra jamais excellent parce qu’on ne sera pas disposé à admettre nos erreurs.

Comment réussissais-tu à équilibrer le bridge, l’école, les sorties, les autres activités?

J’ai tenté de m’impliquer le plus possible dans l’école : co-président de la classe, les sports, etc. et cela me procurait un certain équilibre. En toute honnêteté cependant, c’est difficile de jongler avec tout cela et c’est quelquefois impossible. Lorsqu’on trouve quelque chose pour lequel on a du talent, on veut y investir le plus de temps possible afin d’améliorer ses habiletés et on ne réalise pas tout ce qu’on abandonne. J’ai dû prendre du recul et tenter de voir ce que le bridge avait vraiment à m’offrir en-dehors des clubs. Cela a vraiment mis les choses en perspective et m’a rendu beaucoup plus conscient de ce que la vie avait d’autre à m’offrir.

Des conseils pour les jeunes joueurs?
Sachez bien prendre la critique! Personne n’est là pour se moquer de toi, ils essaient seulement de t’aider. Je sais qu’on peut trouver que je prends mal la critique. Seulement, les critiques constructives qu’on reçoit sont précieuses et doivent être acceptées le mieux possible. Lorsqu’on est dans une mauvaise passe, il ne faut pas se décourager, il faut examiner ses difficultés d’un œil critique.

D’autres pensées?
Le bridge est un jeu, il faut essayer de trouver des façons de s’y amuser.